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03/20

Coronavirus, Comment gérer son capital humain en cas de crise pandémique ?

18-03-2020

La pandémie du Covid-19 qui sévit actuellement partout dans le monde bouleverse à plus d’un titre. Les impacts sur la santé et la sécurité des personnes sont difficilement mesurables. Les pays déploient tous les moyens logistiques pour endiguer cette pandémie qui, déjà, perturbe au-delà de la sphère médicale. En effet, les frontières se ferment et l’économie mondiale est en souffrance avec une chute drastique des investissements et de la consommation. Les entreprises en ressentent plus ou moins rapidement les effets, avec en première ligne celles du secteur du tourisme, puis les PME toutes activités confondues. Toutefois, plus encore que la bonne marche des affaires, c’est la responsabilité civique et la protection des personnes qui entrent en première ligne dans les préoccupations du moment. La question qui se pose donc pour tous les employeurs est la suivante : comment protéger la santé de ses collaborateurs tout en gardant une bonne productivité ?

 

Communiquer au maximum pour sensibiliser, et favoriser la prise de conscience

L’ennemi qu’il faut combattre à tout prix est d’abord et avant tout la méconnaissance du danger et la minimisation des risques encourus. Pour cela, il faut veiller à tenir informés continuellement ses collaborateurs, à les sensibiliser sur le caractère critique de la situation, et sur la nécessité de participer à l’effort collectif pour stopper la propagation du virus. C’est donc bien le moment de faire jouer le sens de l’appartenance de tout un chacun, tout en rassurant, en montrant les bonnes pratiques, notamment sur les règles d’hygiène à respecter au pied de la lettre.

Faire un plan pour assurer la continuité des activités

Le meilleur moyen de rassurer sur le caractère passager de cette crise, c’est de bien maintenir dans l’esprit des collaborateurs que le travail continue malgré tout. Il faut profiter de cette petite « accalmie » côté business pour avancer sur les missions chronophages et se préparer à la reprise.  Pour cela, rien de mieux qu’un PCA (plan de continuité des activités).

La première action est bien sûr de revoir les priorités, reléguer au second plan les tâches impliquant des interactions, par exemple, les rendez-vous commerciaux. En revanche, tout ce qui peut se faire par téléphone ou visio-conférence peut être maintenu et/ou replanifié. Les missions à privilégier peuvent être par exemple, la collecte d’informations, la veille de marché (par internet ou par téléphone), la production de contenus éditoriaux, la mise à jour d’une base de données, etc.

Une fois les priorités établies par équipe, et pour chacun de vos collaborateurs, dépendamment de votre organisation/activité, il est important de mettre un place un suivi, avec des réunions par vidéo conférences ou téléphone. Il faut, autant que faire se peut, faciliter la communication entre collègues, et profiter donc des emails, outils de chat (Skype, Microsoft Team, emails LinkedIn…).

Opter pour le télétravail si cela est possible

Selon les postes et les activités, certains peuvent opter pour le télétravail. Cela est vivement conseillé, d’autant plus qu’il s’agit pour tous de participer à l’effort commun de réduire les possibilités de contamination. Autoriser le travail à domicile ne doit cependant pas vous empêcher de persévérer dans la sensibilisation de vos collaborateurs. Il faut continuer à partager les informations sur les mesures d’hygiène et rappeler à tous que la situation est gérable si et seulement si tout le monde participe activement. Même à la maison, il faut continuer d’avoir un comportement prudent, comme par exemple se laver les mains régulièrement, garder une distance acceptable avec les membres de la famille (autant que possible), et tousser dans un mouchoir ou dans son coude.

Etablir des règles strictes pour ceux qui ne peuvent pas faire du télétravail

Selon la nature de leurs missions, quelques personnes seront dans l’impossibilité de travailler de la maison. Il faudra donc penser à certaines mesures à faire appliquer sur le lieu de travail. Faites-en sorte de scinder vos équipes pour proposer des rotations ; cela afin de réduire le nombre de personnes présentes au bureau. Cela facilitera également le maintien des distances de sécurité entre personnes travaillant par exemple sur un même plateau de bureaux. Bien entendu, les réunions et les rassemblements de toute sorte doivent être évités au maximum.

Eviter de laisser s’installer un vent de panique

C’est sans doute une précaution essentielle que de s’assurer que vos collaborateurs ne cèdent pas à la paranoïa. Il faut pour cela les exhorter à trier les sources d’information concernant l’évolution du virus. Les vocaux qui circulent dans les réseaux sociaux sont à déconseiller vivement. Le stress participe à affaiblir le système immunitaire ; et c’est connu, le mental joue sur la résistance aux maladies. Eviter au maximum les messages qui créent la panique (les réseaux sociaux). Il est préférable de se référer aux articles de journaux réputés « fiables », aux journaux télévisés et radios. De votre côté, en tant qu’employeur, vous pouvez prendre l’initiative de collecter la bonne information (vérifiée) pour la partager et rassurer. N’hésitez pas à troquer votre veste de « business manager » afin d’être un appui psychologique pour ceux qui en auront besoin.

Exercer le leadership pour canaliser les efforts efficacement

C’est le moment où jamais d’être un meneur d’hommes et un fédérateur. Informer utile, encourager à la solidarité, rassurer les collaborateurs, tous vos efforts sont requis pour s’assurer de l’adhésion des collaborateurs. La vie doit continuer, et pour aider, garder un bon rythme de travail avec des process clairs et une communication en continu est une bonne démarche.

S’adapter au quotidien face à l’évolution de la pandémie

Pour rester alerte et avoir une longueur d’avance sur les actions à entreprendre, prenez le soin de rester en veille sur l’évolution de la pandémie dans votre pays et dans le monde. Aujourd’hui plus que jamais, l’information est capitale. Jouez également la carte de la flexibilité en adaptant vos process à la situation et en réajustant au jour le jour. L’attentisme n’est pas une option. Si vous ne voulez pas être en mauvaise posture lors de la reprise des activités, utilisez au mieux le temps qui vous est donné pour, entre autres, penser stratégie. Même si la durée de cette crise est incertaine, la prise de conscience se généralise et donc l’optimisme est au rendez-vous.

Le mot d’ordre est donc le même pour tous, restons positifs !